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Olympic Games Beijing 2008

Nicolas Sarkozy ira à Pékin

«Le chef de l’Etat a consulté à ce sujet l’ensemble de ses homologues européens. En accord avec eux, c’est donc en sa double qualité de président de la République française et de président en exercice du Conseil européen que le président Sarkozy assistera à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin»…Quand les intérêts économiques dépassent les intérêts humains…

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Reporters sans frontières appelle à manifester le 8 août devant les ambassades de Chine et sur Internet

Un mois jour pour jour avant la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin, Reporters sans frontières dénonce l’absence de bonne volonté des autorités chinoises en faveur de la centaine de journalistes, internautes et cyberdissidents emprisonnés. “Les autorités chinoises croient-elles vraiment qu’en refusant obstinément de libérer les prisonniers d’opinion et en muselant la liberté d’expression, elles vont faire des JO un succès international ?”, s’est interrogée l’organisation qui fait campagne depuis 2001.

Reporters sans frontières appelle à manifester devant les ambassades de Chine au moment de la cérémonie d’ouverture des JO, le 8 août, et organise le même jour une cybermanifestation sur son site www.rsf.org.

“Les rares bonnes nouvelles, notamment le déblocage de quelques sites Internet étrangers et la réouverture du Tibet, sont éclipsées par une série d’arrestations scandaleuses et le renforcement de la surveillance des militants des droits de l’homme. Certes les infrastructures sont prêtes, mais le contrôle policier s’est renforcé, Internet est toujours censuré, les radios internationales sont brouillées et l’air de Pékin est toujours pollué. Tous ces sujets sont bannis dans la presse chinoise. Et à Pékin, le luxe du Centre de presse olympique, inauguré le 8 juillet, ne permettra pas de faire oublier la précarité des droits des journalistes étrangers quand ils s’intéressent aux sujets sensibles”, a ajouté Reporters sans frontières.

Même la reprise des contacts avec les représentants du dalaï-lama est déjà vécue comme un échec, les autorités chinoises ayant imposé une liste extravagante de conditions à la reprise d’un vrai dialogue. A son retour de Chine, l’un des négociateurs tibétains a déclaré : “Il n’est pas possible de conduire des négociations avant les JO. Le gouvernement est obsédé par les Jeux.” Selon le représentant tibétain, cette rencontre a eu lieu uniquement pour servir la cause des JO et satisfaire certains pays étrangers.

Le Comité international olympique (CIO) a une responsabilité énorme dans la crise actuelle. En fermant les yeux sur la politique répressive des autorités, le CIO a réduit à néant l’”effet positif” attendu sur le terrain des droits de l’homme en Chine. Preuve en est, l’existence d’une dizaine de “prisonniers olympiques”, notamment Hu Jia et Yang Chunlin, détenus pour s’être exprimés sur les JO.

Il n’est pas trop tard pour que le mouvement sportif mondial donne de la voix en faveur de la liberté d’expression. La Charte olympique stipule en effet que le sport doit être mis “au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine”.

A l’approche des JO, l’entourage de certains militants emprisonnés a appelé les autorités chinoises à faire un geste. Ainsi, Xinna, la femme du directeur de publication mongol Hada, a lancé un appel au gouvernement chinois pour la libération de son mari, emprisonné depuis treize ans, en signe d’avancée vers un plus grand respect des droits de l’homme.

Depuis plusieurs mois, Reporters sans frontières appelle au boycott de la cérémonie d’ouverture du 8 août 2008 par les chefs d’Etat, les chefs de gouvernement et les membres des familles royales. Au 8 juillet 2008, les représentants ayant répondu présents à l’invitation du président chinois sont le roi du Cambodge, les présidents des Etats-Unis, de Croatie, de l’île Maurice, de Corée du Sud, de Suisse, du Viêt-Nam, de l’Afghanistan ; les Premiers ministres finlandais, japonais, australien, hollandais, thaïlandais et italien ; le ministre des Affaires étrangères espagnol, le ministre indien des Sports et le prince héritier Philippe de Belgique. Les gouvernements de Pologne, d’Estonie, d’Autriche, de la République tchèque, d’Allemagne, du Canada, de Nouvelle-Zélande ont annoncé qu’ils n’enverraient pas de représentant pendant la cérémonie d’ouverture. Le prince Charles a annoncé qu’il ne serait pas à Pékin et le Premier ministre britannique n’assistera qu’à la cérémonie de clôture. Le président français devrait donner sa réponse officielle le 9 juillet à son homologue chinois.

Source: RSF

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Chine: les algues envahissent le site des épreuves de voile au JO

La photo ci-dessous a été prise en Chine, à Qingdao, sur le site qui doit accueillir les épreuves de voile des prochains Jeux olympiques. La prolifération des algues vertes complique l’entraînement des équipages déjà arrivés, comme pour ce 470 de l’équipe australienne.

Les autorités chinoises ont donc sonné la mobilisation générale: plus de 10 000 soldats et volontaires s’emploient à ramasser les tonnes de laitues gluantes qui recouvrent le rivage de ce port situé à 500 kilomètres au sud de Pékin.

Comme pour les “marées vertes” du Finistère ou des Côtes-d’Armor, c’est la forte teneur en azote de l’eau de mer, conséquence de la présence d’engrais ou de détergents dans les rivières voisines, qui crée des conditions favorables au développement de l’”ulva”.

Le coup est rude pour le pays organisateur, qui a utilisé les grands moyens pour améliorer la qualité de l’air à Pékin, n’hésitant pas à déménager des usines polluantes loin de la capitale chinoise.

Qingdao

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Premier vol direct depuis soixante ans entre la Chine et Taiwan

Le premier vol direct, depuis 1949, entre la Chine et Taiwan, a atterri vendredi 4 juillet 2008 à l’aéroport international de Taoyuan, à Taïpeh. Venant de Canton avec 258 passagers à bord, dont une centaine de touristes chinois, son pilote n’était autre que le président de la China Southern Airlines, Liu Shao Yong, qui salue après son atterrissage.

Exception faite de quelques vols autorisés lors de fêtes nationales, les liaisons aériennes au-dessus du détroit de Taiwan ont été interrompues en 1949, date de l’arrivée sur l’île des forces nationalistes chinoises de Tchang Kaï-chek, en fuite devant les troupes communistes de Mao Zedong. La Chine, qui considère l’île comme partie intégrante du pays, a menacé d’intervenir militairement si ce territoire déclarait son indépendance.

Le rétablissement des vols réguliers, entre les deux pays, annoncé le 13 juin à Pékin, est la concrétisation d’une promesse de campagne du nouveau président taiwanais, Ma Ying-jeou, et symbolise le rapprochement avec la Chine communiste.

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Sarkozy aux Jeux?

La Chine et les représentants du Tibet ayant repris leurs pourparlers ce dimanche, le président français a laissé entendre, à la télévision lundi soir, qu’il pourrait participer à la cérémonie d’ouverture. Invité à réagir sur la présidence française à l’Union européenne, il parait clair que Nicolas Sarkozy se présentera à la cérémonie d’ouverture au moins en tant que président de l’UE.

Il a également indiqué que la situation au Tibet n’était pas “acceptable”, mais qu’il ne fallait pas faire sombrer 1,3 milliard de personnes dans un “nationalisme démesuré”.

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“Monsieur Sarkozy, n’auriez-vous pas déjà décidé d’aller à Pékin le 8 août au mépris de vos engagements pris envers les Français ?”

Plusieurs informations laissent à penser que Nicolas Sarkozy aurait déjà décidé de se rendre à Pékin le 8 août 2008 pour assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques. Malgré sa promesse de consulter ses partenaires européens sur le sujet et de se décider selon l’avancée du dialogue entre la Chine et le dalaï-lama, le président français semble avoir fait son choix en catimini.

“Sur quelle base avez-vous décidé de vous rendre à Pékin ? Sur les avancées du dialogue entre la Chine et les représentants du dalaï-lama ? Il est au point mort et le récent passage de la flamme olympique à Lhassa a été marqué par une nouvelle déclaration de guerre des officiels chinois à l’encontre des Tibétains qui soutiennent le dalaï-lama. Sur une amélioration des droits de l’homme en Chine ? Les arrestations s’accélèrent et les autorités de Pékin n’ont procédé à aucune des libérations demandées par les Européens”, s’est interrogée Reporters sans frontières.

“Monsieur le Président, vous n’auriez pas osé trahir votre promesse d’assister à la cérémonie d’ouverture dans le seul cas où les autorités chinoises respecteraient leurs engagements ? Ou avez-vous succombé aux manifestations anti-françaises orchestrées par les autorités chinoises? Cela donnerait une image bien triste de la France, soumise au chantage d’un Etat qui continue à mépriser le droit de tous à manifester leurs opinions”, a affirmé l’organisation, ajoutant : “Alors que vous assumez à partir de demain la présidence de l’Union européenne, vous ne pouvez pas non plus ignorer que le Parlement européen a adopté, le 10 avril 2008, une résolution qui vous demande de ne pas participer à cette cérémonie si les autorités chinoises n’acceptent pas de reprendre un dialogue réel avec les représentants du dalaï-lama.”

Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet, Nicolas Sarkozy a clairement énoncé que sa participation à la cérémonie d’ouverture était conditionnée à la reprise du dialogue entre Pékin et les négociateurs tibétains. Une rencontre a certes eu lieu, mais depuis mai, le processus est gelé et quand, tout récemment, les Etats-Unis et l’Union européenne ont demandé ensemble l’ouverture d’une concertation sincère sur le Tibet, le gouvernement de Pékin a rejeté cet appel, le qualifiant d’ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Le pouvoir chinois refuse également que les journalistes étrangers accèdent librement au Tibet alors que des campagnes massives d’arrestations et de rééducation y ont cours.

Des informations indiquent que Nicolas Sarkozy pourrait annoncer à son homologue chinois, Hu Jintao, sa présence à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin, lors d’une rencontre prévue en marge du sommet du G8 qui se tiendra les 8 et 9 juillet au Japon. Plusieurs officiels français, notamment l’ambassadeur de France en Chine, ont affirmé devant des journalistes que le président français serait bel et bien à Pékin le 8 août.

Cette décision semble avoir été prise alors que certains Etats de l’Union européenne, notamment la Pologne, la République tchèque, l’Estonie et l’Autriche, se sont déclarés en faveur du boycott de la cérémonie d’ouverture.

Reporters sans frontières a remis à l’Elysée une pétition signée par 6 500 internautes qui demandent au chef de l’Etat français de ne pas aller à Pékin le 8 août. Par ailleurs, 53 députés européens ont signé un appel de l’organisation en ce sens.

Une centaine de journalistes, cyberdissidents, blogueurs et internautes sont emprisonnés en Chine, à moins d’un mois et demi des Jeux olympiques. Les autorités de Pékin n’ont pas respecté les promesses qu’elles avaient faites en 2001, concernant le respect des droits de l’homme, lorsque la ville avait été choisie pour organiser les olympiades de 2008.

Source: RSF

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“Le CIO doit demander des excuses au gouvernement chinois pour les propos tenus à Lhassa”, selon Reporters sans frontières

Le Comité international olympique (CIO) a regretté le 25 juin 2008 les propos politiques tenus par deux responsables du Parti communiste chinois au Tibet lors du passage de la flamme olympique à Lhassa.

“Devant l’extrême gravité de ce qui s’est passé au Tibet, il ne suffit pas que le CIO exprime ses regrets. Jacques Rogge doit en personne demander des excuses publiques aux auteurs de ces propos et au BOCOG. Le silence du CIO sur la question des droits de l’homme en Chine permet de tels dérapages où l’olympisme est utilisé pour justifier la répression au Tibet”, a affirmé Reporters sans frontières qui avait dénoncé le silence du CIO le 23 juin dernier.
L’Agence France-Presse a indiqué que le CIO avait déclaré dans un email “regretter que des déclarations politiques aient été faites durant la cérémonie de clôture du relais de la flamme olympique”. Le CIO affirme avoir écrit au BOCOG pour “rappeler la nécessité de séparer le sport et la politique.” A Lhassa, Zhang Qingli avait déclaré devant le Potala : “Afin de glorifier davantage l’esprit olympique, nous devons fermement écraser les complots de la clique du dalaï-lama et des forces étrangères hostiles qui cherchent à ruiner les Jeux olympiques de Pékin”. Un autre responsable communiste, Qin Yizhi, a également profité du passage de la flamme pour appeler à “écraser” les partisans du dalaï-lama.

Source: RSF

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La Chine réouvre le Tibet aux étrangers

Au lendemain du passage de la flamme olympique au Tibet, la Chine a réouvert la province aux touristes étrangers. Malgré la volonté du gouvernement chinois de proclamer la réussite du passage de la flamme; on notera toutefois la réduction de la durée de passage de 3 jours à quelques heures seulement…Encore une fois sous contrôle, avec des journalistes spécialement choisis…propagande quand tu nous tiens…

Le gouvernement chinois a annoncé l’arrivée prochaine de touristes suédois et singapouriens. Il faut néanmoins toujours posséder un permis spécial et être membre d’un groupe pour se rendre au Tibet. A fortiori, il faut déjà aller en Chine où l’obtention des visas est de plus en plus difficile. Les journalistes ne peuvent toujours pas se rendre au Tibet, même à titre privé. Et ce pour un bon moment encore.

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Passage de la flamme olympique au Xinjiang et au Tibet : la presse étrangère sous contrôle

Au mépris de leurs engagements pris auprès du Comité international olympique (CIO), les autorités chinoises ont empêché la libre couverture du passage de la flamme olympique au Xinjiang et au Tibet. Un nombre limité de journalistes étrangers ont été autorisés à se rendre à Kashgar, Urumqi et Lhassa, mais les autorités sont allées jusqu’à leur interdire de parler aux habitants. Par ailleurs, le gouvernement a utilisé le passage de la flamme dans ces deux régions sensibles pour déclencher une nouvelle campagne de propagande, alors que le gouvernement et le CIO affirment en ch¦ur qu’il ne faut pas politiser les JO.

“Jamais on n’avait assisté à une telle mise en scène où la population, considérée comme une menace, est invitée à rester chez elle. Jamais les médias étrangers n’avaient été autant entravés pour couvrir le passage de la flamme olympique. Malgré ces dérives, le CIO reste silencieux alors que l’on vient d’assister à une nouvelle violation de sa Charte, avec des officiels chinois utilisant le passage de la flamme pour justifier des mesures répressives”, a affirmé Reporters sans frontières.

Le passage de la flamme olympique à Lhassa, le 21 juin 2008, a été couvert par une cinquantaine seulement de journalistes étrangers, dont presque la moitié était des employés de médias de Hong Kong, Macao et de Taiwan, triés sur le volet par le Conseil d’Etat (gouvernement chinois). Les agences de presse internationales ainsi que certaines chaînes de télévision propriétaires des droits de retransmission des JO de Pékin ont été invitées à séjourner un peu plus de 24 heures à Lhassa alors que les régions tibétaines sont fermées aux étrangers depuis plus de trois mois. Aucun quotidien américain ou britannique n’a été invité.

Une fois sur place, les journalistes étrangers n’ont pas été autorisés à se rendre dans le temple du Jokhang, au c¦ur de la vieille ville de Lhassa, mais ils ont été conduits au Potala et au monastère de Sera. “La présence de très nombreux policiers en tenue ou en civil, qui filmaient nos faits et gestes, tranchait avec l’absence cruelle de moines à qui on aurait pu poser des questions”, a expliqué à Reporters sans frontières un journaliste étranger présent à Lhassa.

Les journalistes ont été cantonnés dans le parc en face de l’ancienne résidence d’été du dalaï-lama, d’où débutait le parcours. Ils ont été empêchés de suivre la flamme, d’aller dans la vieille ville et d’interroger les Tibétains. Leurs guides officiels ont également tenté de les tromper sur la réalité de Lhassa. A la question d’un journaliste canadien sur les raisons de la fermeture de tous les magasins, un officiel lui a répondu qu’au Tibet, les magasins étaient toujours fermés les samedi, ce qui est faux.

“Ce passage de la flamme à Lhassa était bien triste. Avec des spectateurs sélectionnés par les autorités, la police tout le long du parcours et de véritables check-points militaires dans la ville”, a indiqué l’un des reporters présents à Lhassa.

Le correspondant du journal canadien The Globe and Mail a révélé que son article rédigé suite à son passage à Lhassa était inaccessible depuis la Chine.

Au Xinjiang, les autorités ont strictement réglementé le travail du groupe de journalistes étrangers invités à couvrir le passage de la flamme à Kashgar et Urumqi. Malgré les promesses faites aux médias étrangers par les autorités locales, ils se sont vu interdire de parler avec les Ouighours en marge de la cérémonie. “Ne soyez pas énervés, nous vous accordons toujours votre liberté de travail”, a tenté de se justifier un officiel chinois à un reporter de l’agence Reuters présent à Kashgar. Les rares journalistes présents le 18 juin étaient entourés de policiers qui les empêchaient de s’aventurer hors du périmètre sécurisé. Pour l’occasion, les autorités du Xinjiang avaient même rédigé un manuel pour les reporters précisant qu’en cas d’événement soudain, il leur serait demandé de “quitter les lieux”.

Comme à Lhassa, le public était composé de Han et de Ouighours sélectionnés par les autorités. La majorité de la population avait été invitée à ne pas sortir dans la rue et à regarder la cérémonie à la télévision.

Par ailleurs, lors de ces deux étapes sensibles, les médias officiels ont relayé des messages politiques parfois très agressifs. Le chef du Parti communiste chinois au Tibet a profité de la cérémonie de la flamme à Lhassa pour attaquer de nouveau la “clique du dalaï-lama” qu’il a juré de détruire. “Le ciel du Tibet ne changera jamais et le drapeau rouge avec les cinq étoiles flottera pour toujours sous ce ciel.”

Sans permettre aucune vérification, l’un des responsables communistes au Tibet a affirmé que la majorité des 1 300 personnes arrêtées suite aux manifestations de mars dernier ont été libérées. Les autorités ont estimé qu’un rapport d’Amnesty International sur la détention de plus de mille Tibétains n’avait pas une “once de crédibilité”.

Les médias chinois ont présenté le passage de la flamme à Lhassa comme une étape réussie, placée sous le signe de la sécurité. L’agence officielle Xinhua a parlé d’une atmosphère joyeuse et pacifique. De son côté le site Sohu a évoqué la “passion de la flamme au Tibet” qui, après avoir été amenée en haut de l’Everest, a connu un franc succès à Lhassa. Et la chaîne d’Etat a profité de cette occasion pour diffuser des programmes spéciaux vantant le développement du Tibet grâce aux efforts du gouvernement. En revanche, la chaîne n’a montré aucune image de la police militaire assurant la sécurité de la flamme à Lhassa ou Kashgar.
Enfin, plusieurs correspondants étrangers à Pékin interrogés par Reporters sans frontières contredisent la “politique de zéro refus” de demandes d’interviews, récemment énoncée par Liu Qi, président du comité organisateur des JO (BOCOG), dans une interview au journal officiel China Daily. Liu Qi a précisé que le gouvernement allait renforcer ses efforts de propagande avant les JO afin de créer un “environnement positif dans l’opinion publique”. “Certes il y a davantage de conférences de presse, mais depuis quelques mois, il est plus difficile d’avoir des interviews en face-à-face avec des responsables”, a précisé un journaliste français.

Source:RSF

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Emeutes au Tibet: Pékin libère plus d’un millier de personnes

La Chine a libéré 1.157 personnes accusées d’être impliquées dans les émeutes de Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, en mars, a annoncé vendredi l’agence officielle Chine nouvelle citant un haut responsable tibétain.

Par ailleurs, les tribunaux tibétains ont infligé des «peines» à 12 personnes impliquées dans ces mêmes émeutes, ont indiqué vendredi les médias officiels chinois, à la veille du passage de la flamme olympique dans la capitale du Tibet.

Selon l’agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua), citant le vice-président du Tibet Palma Trily, les jugements ont été rendus jeudi et vendredi, mais aucune précision n’est apportée sur les peines infligées. La brève information se contente d’indiquer que 42 personnes ont jusqu’à présent été punies après les manifestations antichinoises du mois de mars. En avril, 30 personnes avaient été condamnées à des peines allant de trois ans de prison à la réclusion à vie.

Les manifestations pacifiques, qui avaient commencé le 10 mars à Lhassa pour marquer l’anniversaire du soulèvement de 1959 contre la domination chinoise, avaient dégénéré en violences généralisées le 14 mars, s’étendant à d’autres régions de la Chine où résident des Tibétains.

Selon les dirigeants tibétains en exil, 203 personnes sont mortes au cours de la répression déclenchée ensuite par le gouvernement chinois. La Chine de son côté revendique la mort d’un Tibétain «insurgé» et accuse les «émeutiers» d’être responsables de 21 décès.

Amnesty international a appelé mercredi le gouvernement chinois à fournir des informations sur plus d’un millier de personnes placées en détention lors des violents troubles au Tibet à la mi-mars.

La question du Tibet a été au centre des manifestations contre le parcours de la flamme olympique avant son arrivée en Chine, qui organise en août les Jeux d’été à Pékin. Les militants pro-tibétains, les défenseurs des droits de l’Homme et de la liberté de la presse ont organisé des manifestations massives à Londres, Paris et San Francisco et des rassemblements de moindre ampleur en Australie, en Inde et ailleurs.

L’étape tibétaine, prévue dans un premier temps pour durer trois jours et réduite à une seule journée, est considérée comme l’une des plus sensibles du parcours chinois. La Chine accuse les Tibétains de prendre pour cible les jeux Olympiques, bien que leur chef spirituel, le dalaï lama, ait apporté à plusieurs reprises son soutien à l’organisation des Jeux à Pékin.

Source: AFP

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