De nombreux régimes ont utilisé le sport à des fins politiques.
La particularité du système sportif chinois est que le sportif n’est pas amateur, mais bel et bien professionnel. Comme en URSS et en RDA en leur temps, le sportif est également membre du PC, qui le rémunère et le prend en charge. Quand le sportif gagne, c’est le parti qui gagne. Le régime se doit de garantir la victoire au peuple qu’il dirige. En agissant ainsi, il renforce son contrôle sur celui-ci. On constate dans le sport chinois que seule la médaille d’or compte. Des sommes colossales sont dépensées pour les professionnels, tandis que très peu d’enseignement est pratiqué pour la masse populaire. On notera que mise à part en tennis de table, le niveau moyen en sport de l’habitant chinois reste très faible. Le communisme aurait donc accouché d’un système de sélection du sportif ultra capitaliste ! Seule la première place compte !
Pour célébrer les prochains Jeux Olympiques de Beijing, Nike a frapper un grand coup en projetant des images des plus fameux athlètes chinois sur le nouveau building de la CCTV. Nike a choisi le medium parfait afin de mettre en valeur la marque et la grandeur de la Chine.
Le comité exécutif du CIO désigne aujourd’hui les villes candidates à l’organisation des Jeux 2016. Les favoris sont Chicago, que la chaine de télévision américaine NBC soutient, Tokyo, Madrid et Rio de Janeiro qui bénéficiera des installations de la Coupe du Monde 2014. Prague, Doha et Bakou semblent hors course.
Le BOCOG a émis ce lundi une liste des choses à faire et ne pas faire à l’encontre des étrangers venant en Chine.
Interdiction d’amener des documents imprimés critique du régime, interdiction de manifester, le possesseur de places n’ayant même pas la certitude d‘obtenir un visa, comme ce fut le cas pour la finale de la Ligue des Champions de football, où la place faisait office de visa en Russie. 57 questions eurent une réponse, certaine interprétant de façon très large la Charte olympique, la liberté d’expression et l’interdiction d’expression politique et religieuse. Aucun commentaire du CIO ne fut émis.
Oscar Pistorius, l’homme aux jambes en fibres de carbone, va-t-il exaucer son rêve de participer, au milieu des sprinteurs valides, aux Jeux olympiques de Pékin ?
Plus aucune loi, en tout cas, ne l’en empêche. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), la plus haute autorité de la justice sportive, saisi par ce jeune handicapé sud-africain de 21 ans, a levé vendredi 16 mai l’interdiction édictée en janvier par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).
Reste, pour l’athlète, un obstacle de taille. Il lui faut réussir la performance minimale requise pour se qualifier aux Jeux sur sa distance de prédilection, le 400 mètres. Son record personnel s’élève à 46 s 46, contre un temps exigé de 45 s 85.
Né sans péronés, Oscar Pistorius a été amputé au-dessous des deux genoux à l’âge de 11 mois. Il a donc appris à marcher avec des prothèses. A Athènes, en 2004, le jeune homme a gagné le titre des Jeux paralympiques sur 200 mètres. En 2007, après une progression fulgurante, il a terminé à la 2e place du 400 mètres des championnats sud-africains pour valides. Et il a fait savoir son désir de pouvoir participer aux Jeux.
L’IAAF s’y est opposée. Une enquête a été commandée à un expert allemand, le professeur Gert-Peter Brüggemann. Il s’agissait de déterminer si, paradoxalement, les prothèses ne constituaient pas un avantage par rapport aux valides. L’enquête a conclu que les prothèses de l’athlète, un modèle baptisé “Cheetah”, produisaient de l’énergie.
Le Sud-Africain a contre-attaqué en février en saisissant le TAS. Entre-temps, une étude du professeur Hugh M. Herr, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a conclu que les prothèses n’offraient aucun avantage.
Le TAS a considéré que “l’IAAF n’avait pas apporté la preuve que les effets biomécaniques de l’usage d’une telle prothèse donnaient un avantage à Oscar Pistorius par rapport aux autres athlètes n’utilisant pas un tel équipement”.
Oscar Pistorius, lui, a clamé sa joie. “Je suis extatique. J’ai pleuré en apprenant la décision. C’est une bataille qui n’a que trop duré. C’est un grand jour pour le sport. C’est un jour historique pour l’égalité des personnes handicapées.”
S’il a peu de chances de parvenir à se qualifier individuellement pour les Jeux de Pékin (du 8 au 24 août), Oscar Pistorius peut toujours espérer être retenu dans le relais 4 × 400 mètres de l’Afrique du Sud, si ce pays se qualifie, ce qui n’est pour l’instant pas le cas.
Plus sûrement, le jeune athlète devrait participer aux Jeux paralympiques (du 6 au 17 septembre), qui ont également lieu dans la capitale chinoise.
La semaine dernière, un terrible tremblement de terre a frappé la région du Sichuan. Une semaine après les survivants se font de moins en moins nombreux. Aujourd’hui, trois jours de deuil national ont été décrétés. Même la flamme olympique stoppera son parcours. Les relais de Ningbo, Shanghai et Jiaxing seront réduits. Aujourd’hui la Chine ne cherche pas à promouvoir l’image des Jeux. Le relais, sous la pression des sponsors, ne devait pas être interrompu. La pression populaire et l’ampleur des désastres ont fait qu’il était impossible de continuer. Les vies valent bien plus que les yuans.
C’était lors des Jeux de Mexico en 1968. Les deux américains Tommie Smith et John Carlos reçoivent leur médaille le poing ganté et tendu vers le ciel. Une photo devenue légendaire d’un geste fort et engagé, car symbolique de leur défense de la lutte pour les Droits Civiques. Si fort qu’il détruira la carrière des deux athlètes.
Quarante ans plus tard, les deux athlètes n’ont pas perdu leur conscience politique et se battent toujours pour une cause qui leur est chère : les Droits de l’Homme. L’obtention des Jeux 2008 par Pékin ne pouvaient donc les laisser indifférents et ils ont été à plusieurs reprises à manifester contre ces olympiades, comme ici John Carlos à San Francisco.
Tommie Smith, s’est finalement relevé de cette épreuve et affirme aujourd’hui que si c’était à refaire, il ne changerait rien. Voici une de ses récentes interviews.
John Carlos a lui décidé de se raconter et de livrer son indignation sur l’obtention des Jeux par Pékin dans la presse. Voici une interview instructive.
Les deux athlètes appellent de leurs vœux un engagement fort des athlètes lors des olympiades chinoises. Mais gageons que rares seront ceux qui auront suffisamment de force et de caractère que Tommie Smith et John Carlos.
Grace Wang est une étudiante chinoise habitant aux Etats-Unis. Depuis son Université de Duke, elle a tenté de jouer les intermédiaires entre manifestants pro-chinois et pro-tibétains. Un geste qui lui a valu menaces de mort, et dont même ses parents, pourtant toujours en Chine, ont été inquiétés. Quand le sport rend fou. Elle a décidé de raconter son histoire dans le Washington Post.
Les autorités chinoises ne garantiront pas qu’elles n’opèreront pas de censure sur le réseau internet au moment des Jeux olympiques cet été à Pékin, pas plus qu’elles ne garantissent d’éradiquer le piratage des produits dérivés des JO, ont déclaré jeudi des responsables chinois.
Wang Wei, vice-président du comité organisateur des JO de Pékin, avait promis que les médias auraient une “entière liberté” de couverture de l’événement, mais les organisations de défense des droits de l’homme ont régulièrement critiqué le fait que la Chine ne respectait pas son engagement.
La Chine contrôle étroitement l’utilisation d’internet, en forte augmentation dans le pays. Les autorités bloquent ainsi l’accès à des sites jugés antigouvernementaux, comme ceux du mouvement spiritualiste Falun Gong ou ceux des organisations prônant l’indépendance du Tibet.
“Nous garantirons autant que faire ce peut” que les sites ne soient pas bloqués au cours des Jeux olympiques, a déclaré le ministre chinois de la Technologie, Wang Gang, lors d’une conférence de presse tenue alors que la flamme olympique venait d’arriver au sommet de l’Everest, le point culminant du monde.
“Je ne dispose pas d’informations claires quant aux sites qui seront fermés ou surveillés. Mais pour protéger la jeunesse, il existe des contrôles sur certains sites internet malsains”.
“Chaque pays limite l’accès à des sites internet. Même dans les pays développés, tous les sites ne sont pas accessibles”, a ajouté le ministre
Le symbole du Tibet a été gravi par la flamme olympique aujourd’hui.
Aucune information ne filtrait. Les autorités chinoises se gardaient de tout commentaire, même de se prononcer sur les prévisions météorologiques. Le symbole du Tibet, l’Everest devait être gravi. L’Everest appartient au Tibet et le Tibet est partie intégrante de la Chine.
La flamme portée par 36 personnes, dont 24 Tibétains, 10 Hans, un Tujia et un Tu, deux autres ethnies de la Chine a été portée pendant 4 jours. L’évènement a été retransmis en direct sur la télévision chinoise CCTV, avec un compte à rebours très précis. La dernière relayeuse, tibétaine, eut le privilège de porter la flamme sur le toit du monde. Les membres de l’équipe ont même enlevé leur masque à oxygène afin de montrer leur visage à la télévision.Un sacré moment de fierté nationale ou de propagande. Un peu des deux peut être?