Le boycott, mais quel boycott ?

Depuis une semaine, les rumeurs les plus folles circulent sur le boycott des Jeux de Pékin par les principaux chefs d’état.

Le président français, après avoir parlé de boycott, s’est ravisé précisant qu’il « graduerait sa réponse en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises ». Selon le nombre de morts peut être ? Ou élaborer un système de quota : moins de 50 morts, il y va, plus de 50 c’est juste les bras et les jambes qui se rendront à Pékin laissant sa tête à l’Elysée. Ou peut être le président français attend t’il de nouvelles commandes du gouvernement chinois auprès des entreprises française ? Ces entreprises, bien que privées, représentent un savoir faire français et se targuent de représenter le pays en général. Dans « Le pays des droits de l’homme » où la population se prononce pour la liberté du peuple tibétain, il est intéressant de souligner que ce sont des entreprises françaises telles que EADS et Thales qui équipent les autorités chinoises, l’armée, la police, ceux qui battent et soumettent le peuple tibétain. On nous parle de boycott, mais quel boycott ? Celui des pouvoirs publics qui, pour calmer la population, nous fait de beaux discours, alors qu’ils font le jeu de leurs amis vendeurs? Le boycott n’a pas commencé qu’il est déjà terminé. ? Certains, nous ne le ferons pas ici, pousserons la comparaison à la collaboration d’IBM pendant la 2ème guerre mondiale et la reprise du Fanta par Coca-Cola. Et pourquoi ne pas arrêter de vendre la technologie à la Chine. Intérêts publics et privés sont étroitement liés pour ces Jeux…trop même.