La flamme olympique prend l’eau

Avant de s’installer en Chine et de la parcourir dès le mois de Mai, la flamme olympique parcours le reste du monde. Après des arrêts mouvementés à Londres, Paris et San Francisco, la flamme est aujourd’hui à Buenos Aires avec comme premier porteur le fantasque Diego Armando Maradona. Résumé.

Londres, dimanche 6 avril : 37 arrestations, un parcours chaotique avec plusieurs arrêts de la flamme. Les associations pour le Tibet et des droits de l’homme se sont fait remarquées en éteignant la flamme, se jetant à plusieurs reprises sur les porteurs, bien protégés par les membres paramilitaires de l’armée chinoise…les « mens in blue ». En Chine, aucune image de ces interventions ne fut retransmise, la BBC et CNN international eurent donc droit au traditionnel black out télévisuel lors des reportages. Seuls les possesseurs de satellites en direction des Philippines ont pu avoir un accès à ces images.

Paris, lundi 7 avril : 2e étape pour la flamme olympique et chaos complet. A son habitude, la capitale française se redonna des allures de révolution. Les organisations telles Reporters sans frontières eurent de très fortes et nombreuses actions pacifiques. Devant tout les monuments de Paris, de nombreux drapeaux tibétains et des ONG furent déployés. Du côté de la population, chaque passage de la flamme fut accompagné de huée. De nombreux étudiants chinois, envoyés par l’ambassade, eurent une dure journée et ont essuyé de nombreuses insultes, perdant plusieurs fois la face. Français, Chinois, chacun son opinion, mais finalement chacun se trompe d’adversaire. La flamme fut maintes fois arrêtée, abritée dans un bus et l’itinéraire fut également écourté. Tout était fait pour protégé ce flambeau, les cordons de polices n’hésitant pas à sévir, frapper et également faire le jeu des officiels chinois en dérobant les drapeaux tibétains. Ingérence dans la sécurité sur le territoire français ? A ma connaissance, ce fut la première fois depuis 1945.

San Francisco, mercredi 9 avril : San Francisco est la ville américaine la plus portée sur l’Asie, 1/3 de sa population est d’origine asiatique. Après le chaos européen, la terre de nombreux sponsors et le principal allié commercial de la Chine ne pouvait se permettre quelques débordements. La population ne vu jamais la flamme. Après avoir raccourci le périple de la flamme de plusieurs kilomètres, les autorités chinoises décidèrent, au dernier moment, de changer l’itinéraire de celle-ci. Au milieu de rues quasi désertes, la flamme pouvait commencer son périple et les photos pouvaient être prises démontrant le bon déroulement des opérations et la popularité des Jeux 2008. Propagande, propagande quand tu nous tiens. Cette fois la population chinoise, qui soutient les jeux ne put même pas voir la flamme de ses propres Jeux.