2008
23
juin
Emeutes au Tibet: Pékin libère plus d’un millier de personnes
La Chine a libéré 1.157 personnes accusées d’être impliquées dans les émeutes de Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, en mars, a annoncé vendredi l’agence officielle Chine nouvelle citant un haut responsable tibétain.
Par ailleurs, les tribunaux tibétains ont infligé des «peines» à 12 personnes impliquées dans ces mêmes émeutes, ont indiqué vendredi les médias officiels chinois, à la veille du passage de la flamme olympique dans la capitale du Tibet.
Selon l’agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua), citant le vice-président du Tibet Palma Trily, les jugements ont été rendus jeudi et vendredi, mais aucune précision n’est apportée sur les peines infligées. La brève information se contente d’indiquer que 42 personnes ont jusqu’à présent été punies après les manifestations antichinoises du mois de mars. En avril, 30 personnes avaient été condamnées à des peines allant de trois ans de prison à la réclusion à vie.
Les manifestations pacifiques, qui avaient commencé le 10 mars à Lhassa pour marquer l’anniversaire du soulèvement de 1959 contre la domination chinoise, avaient dégénéré en violences généralisées le 14 mars, s’étendant à d’autres régions de la Chine où résident des Tibétains.
Selon les dirigeants tibétains en exil, 203 personnes sont mortes au cours de la répression déclenchée ensuite par le gouvernement chinois. La Chine de son côté revendique la mort d’un Tibétain «insurgé» et accuse les «émeutiers» d’être responsables de 21 décès.
Amnesty international a appelé mercredi le gouvernement chinois à fournir des informations sur plus d’un millier de personnes placées en détention lors des violents troubles au Tibet à la mi-mars.
La question du Tibet a été au centre des manifestations contre le parcours de la flamme olympique avant son arrivée en Chine, qui organise en août les Jeux d’été à Pékin. Les militants pro-tibétains, les défenseurs des droits de l’Homme et de la liberté de la presse ont organisé des manifestations massives à Londres, Paris et San Francisco et des rassemblements de moindre ampleur en Australie, en Inde et ailleurs.
L’étape tibétaine, prévue dans un premier temps pour durer trois jours et réduite à une seule journée, est considérée comme l’une des plus sensibles du parcours chinois. La Chine accuse les Tibétains de prendre pour cible les jeux Olympiques, bien que leur chef spirituel, le dalaï lama, ait apporté à plusieurs reprises son soutien à l’organisation des Jeux à Pékin.
Source: AFP
